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Afficher la version complète : Encore un lourd tribu payé en montagne



Decyberheist
15/09/2011, 23h18
Mercredi 15 septembre, 9h50, un Écureuil de la société Chamonix-Mont-Blanc Hélicoptères s’est écrasé au hameau de Barberine à Vallorcine, près de la frontière suisse. Les quatre occupants ont été tués. À bord de l’appareil, il y avait un pilote chevronné, Jacques Fouque, son mécanicien lui-même apprenti pilote, Sébastien Brun, l’ingénieur responsable de l’usine hydroélectrique, Régis Desmus et un spécialiste de la sécurité des remontées mécaniques de la société IG3M, Jean-Marc Mermillod. L’appareil a percuté un câble du téléphérique qui mène au barrage d’Emosson. Dans la vallée de Chamonix, l’émotion est considérable.

L’accident de l’Ecureuil B3 de CMBH (Chamonix Mont-Blanc Hélicoptères), hier, est malheureusement l’une des configurations les plus craintes par les pilotes.

Qu’ils soient aux commandes d’un avion, d’un hélicoptère ou même d’un parapente, tous craignent la proximité des câbles électriques ou de remontées mécaniques. Il suffit d’un instant d’inattention, d’une saute de vent, d’un courant ascendant ou rabattant, ou d’un contre-jour pour s’approcher dangereusement, ou pire, toucher cet obstacle à peine visible dans le ciel. D’autant qu’en montagne, s’ils sont connus de chaque pilote, ils ne sont pas signalés par des boules de couleurs, comme les câbles électriques en plaine.
Des conditions délicates

Hier matin, avant le terrible crash au-dessus du village de Barberine, Jacques Fouque (le pilote) et Sébastien Brun (le mécanicien) transportaient le chef des pistes des Grands-Montets vers le sommet pour une inspection, en compagnie de l’un des correspondants locaux de presse du Dauphiné Libéré.

Dans la cabine, comme souvent, on discute via l’interphone de bord. Jacques Fouque parla de sa prochaine rotation avec ses passagers, juste avant de les déposer. « Il était un peu tendu pour le vol sur Barberine, témoigne notre correspondant. Il disait qu’il devait faire une visite technique du câble du petit téléphérique, mais qu’avec ce soleil rasant, ce n’était pas simple, que c’était aveuglant ».

L’équipage déposa ses passagers aux Grands-Montets et la machine plongea dans la vallée pour récupérer les techniciens de l’usine hydroélectrique d’Emosson. L’enquête de la brigade des transports aériens dira si le soleil rasant est la cause de l’accident...




Toutes mes condoléances aux familles et en particulier à Pascal Brun, un pilote hors pair qui m'a fait découvrir le massif du mont blanc d'un point de vue particulier. Un père ne devrait jamais enterré son enfant, Sébastien aura consommer sa passion pour l'hélico jusqu'au bout.
Egalement à la femme et la fille de Jean-Marc dont le départ laisse un grand vide dans le monde des remontées mécaniques.
Jacques, figure emblématique de la vallée de Chamonix et guide respecté de tous, tu as fait découvrir l'hélico de la plus belle manière a bcp de monde, tu as rejoins la montagne, trop tôt !

LaPetiteFrite
30/05/2012, 12h14
C'est joyeux cette partie du forum!

Alex Calibur
31/05/2012, 01h50
Les accidents en montagne ne sont malheureusement pas rares, ce qui est le plus terrible c'est que visiblement le pilote avait pleinement conscience des éventuels dangers.

xrace
12/07/2012, 18h59
en débattre est une chose, mais attendons le rapport du BEA et tirons en les conclusions utiles à la sécurités des vols

FALCON ONE
13/07/2012, 21h39
http://i44.servimg.com/u/f44/12/44/54/59/imgp8621.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1094&u=12445459)

Ce n' était pas celui-là quand même!

De toute façon, c' est une bien triste nouvelle!

Toutes mes condoléances aux familles des victimes!

ulysse83
08/08/2012, 09h30
Et que dire de l'accident du 25 Juillet 2012 dans le Verdon qui a causé la mort de 6 personnes ?
La seule fois où j'ai survolé une partie du Verdon dans un CESSNA piloté par un pilote chevronné, nous avons fait seulement une boucle au débouché du lac de Ste Croix et retour.
Commentaires du pilote: Le Verdon est extrèmement dangeureux. Même par beau temps calme la configuration du terrain fait qu'il y a des thermiques qui se créent spontanément le long des falaises. Seuls les pilotes de la Sécurité Civile sont habilités à entrer dans le canyon et ce, pour des raisons évidentes de secours ou d'entraînement intensif.
Les pilotes sélectionnés suivent un long apprentissage en co-pilotages avant leur qualification.

Je note simplement que dans l'accident du Super Puma le pilote d'Eurocoptère n'était pas qualifié pour voler dans le Verdon.

ulysse83
08/08/2012, 13h55
Et j'ajoute: Que faisait un hélicoptère de cette taille dans les gorges du Verdon ?
Qui plus est en cette saison, avec la foule de touristes ?
J'emprunte cette route tous les WE d'hiver, et il n'est pas rare que la route soit bloquée par des pierres.
L'année passée un rocher de plusieurs dizaines tonnes a bloqué la route plusieurs jours, fort heureusement en Janvier.

J'habite un village situé entre la base de l'ALAT et la base de Cuers et d'Hyères. Autrement dit il y a tous les jours ou presque des Super Puma qui me passent au dessus de la tête.
Je vous assure que je peux les reconnaître aux vibrations.

Ceux qui ont la palme quand même ce sont les UH1 Huey des pompiers volants.
Heureusement qu'ils ne vont pas dans le Verdon, ceux-là !